Déclaration de François Bayrou - Dimanche 14 Mars au soir - Réaction au 1er tour de l’élection régionale
« Pour notre pays c’est un jour inquiétant. La France va mal, l’abstention a battu tous les records, et l’extrême droit est de retour » a déclaré François Bayrou.
François Bayrou a exprimé sa gratitude « aux femmes et hommes courageux et engagés. qui dans leur région, souvent dans l’adversité ont réussi à entrainer »
« De tout cela nous ferons l’analyse et nous tirerons les leçons, bien sur. Et ce que nous devrons changer, nous le changerons. » a ajouté François Bayrou
« Etre minoritaire c’est une déception, c’est un désagrément, c’est un passage rude mais ce n’est pas une honte.
Une vérité ne cesse pas d’être vraie parce qu’elle est minoritaire. Des temps viennent où les français vont découvrir la véritable situation de notre pays et se demanderont alors comment reconstruire. Au degré de gravité où nous nous trouverons, j’en ai la certitude, on ne pourra pas reconstruire, dans l’affrontement sourd d’un camp contre l’autre, au contraire. Les Français auront besoin de responsables politiques qui leur disent la vérité, qui proposent un projet de société différent et équilibré, et qui aient la volonté de rassembler.
De vérités, de visions, d’équilibre, de rassemblement, la France un jour prochain aura besoin autant que d’air pour respirer.»
François Bayrou a enfin conclu « Facile ou difficile peu importe, il faut continuer le combat pour un autre projet de société, pour d’autres valeurs. Les Français tous les jours surmontent des difficultés, endurent des chocs et repartent. Nous ferons comme eux, et je l’espère, nous le ferons avec eux »
Chères franciliennes, chers franciliens, mes amis,
La démocratie française est en grand danger. Ce dimanche, 53% des électeurs français, et plus encore pour les franciliens, ont fait le choix du silence. Un silence lourd de sens.
Ce dimanche, les français et les franciliens ont exprimé leur rejet pour cette campagne de caniveau, pour cette campagne de coups bas.
Malgré les stratégies de l’UMP pour briser le Front National, l’extrême-droite renoue avec ses scores les plus hauts. Ce score, c’est la responsabilité du parti au pouvoir. Ce score, c’est son échec.
Ce dimanche, les français et les franciliens ont exprimé leur rejet pour cette politique de promesses intenables.
Je pense aux habitants des quartiers populaires, dont l’abstention n’a jamais été aussi forte et dont le rejet de la classe politique n’a jamais été aussi fort.
Je veux remercier tous les électeurs qui ont donné leur voix aux listes du Mouvement Démocrate.
Le résultat de ce soir est dur, pour notre Mouvement, en France et en Ile-de-France. Dans une campagne polluée par les sondages, polluée par les insultes, polluée par les coups bas, dans le brouhaha médiatique, nous ne nous sommes pas parvenus à exprimer notre message.
Mais ce résultat est loin de me décourager. Au contraire, il me renforce dans ma volonté de rénover la politique en Ile-de-France et en France, de proposer une autre manière de faire de la politique, une autre manière de répondre aux problèmes concrets de la vie des gens.
Les listes Démocrates et Centristes en Ile-de-France et sur l’ensemble du territoire ont porté, avec force, avec courage, avec volonté, un message d’espoir, un message de renouveau, un message pour répondre aux problèmes quotidiens des franciliens. Les problèmes d’emploi, de logements et de transports n’ont pas été abordés dans cette campagne, et je le regrette. Ils n’ont pas été abordés, si ce n’est du bout des lèvres, entre deux analyses de sondages.
Ces problèmes, demain, étoufferont toujours le quotidien des franciliens. Ces problèmes que ni la droite, ni la gauche ne pourront résoudre seuls.
Face à ce défi, je reste déterminé à participer à la construction d’un centre libre et indépendant.
Le Mouvement Démocrate mène une campagne de terrain, une campagne axée sur les enjeux des régions, et plus généralement sur les problèmes que rencontrent les Français dans leur vie.
“Nous sommes le parti, qui dans la vie politique française, aime le plus les régions”, François Bayrou
A l’heure où les Français déclarent ne plus avoir confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour répondre à leurs attentes, une troisième voie indépendante et la confiance retrouvée dans les élus sont deux des clefs de la nécessaire reconquête démocratique et citoyenne.
Notre conviction est donc que plus que jamais les Français ont besoin d’hommes et de femmes de cœur, de citoyens engagés authentiques et accessibles, de femmes et d’hommes sensibles et humains, attachés à leurs régions. Ce sont ces critères qui ont conduit à l’investiture de nos candidats, ce sont ces mêmes raisons qui pousseront le 14 Mars prochain les français à faire confiance à nos candidats.
Face à une tentation grandissante de « gadgétiser » la vie politique, le MoDem a fait le choix de filmer ses 22 candidats aux élections régionales tels qu’ils sont et de présenter ces 22 femmes et hommes sans artifice, sans paillette, tout simplement avec sincérité et émotion.
Ce sont donc 22 « portraits démocrates » que le Mouvement Démocrate dévoilera dans quelques jours pour présenter ses candidats dans les régions.
En attendant, retrouvez ici les premiers extraits de ces portraits et à travers eux l’engagement démocrate, nos premières propositions et l’humanisme pour lequel se battent les candidats du Mouvement Démocrate
Depuis plusieurs mois, les chefs de file régionaux du Mouvement Démocrate font une campagne intense et de terrain, toujours au plus proche des préoccupations des Françaises et des Français. Nos candidats mènent ainsi, contrairement à la droite et à la gauche qui veulent nationaliser ce scrutin, une vraie campagne axée sur les enjeux de nos régions.
Le dimanche 14 mars, nous allons faire aussi démentir les sondages en allant voter pour les listes régionales du Mouvement Démocrate.
Alors, votez démocrate ! Mais faites aussi voter autour de vous, de votre famille, de vos amis et dans vos réseaux !
Pour cela, retrouvez la profession de foi de votre région et diffusez-là autour de vous (email, Facebook, Twitter, etc.) !
Votez démocrate et comme le dit si bien Jean Lassalle, notre chef de file régional en Aquitaine :
“Créez la surprise au premier tour, l’espérance au second !“
TÉLÉCHARGEZ ICI LA PROFESSION DE FOI DE VOTRE RÉGION :
François Bayrou a mis de côté les questions concernant Nicolas Sarkozy pour revenir aux questions prioritaires sur les régions : prenant l’exemple des récentes violences en milieu universitaire, François Bayrou a relayé la proposition d’Azouz Begag, chef de file régional du Mouvement Démocrate en Rhône-Alpes, consistant en “une bourse solide” qui doit permettre aux étudiants d’assurer un encadrement minimal dans les facultés contre une rémunération bienvenue.
“Des régions bien conduites peuvent aider les Français dans leur vie !”, a encore ajouté François Bayrou.
Refusant également que la campagne électorale se fasse à coup de sondages sans questions sur les programmes et les candidats, François Bayrou a mis en avant la qualité des chefs de fils régionaux du Mouvement Démocrate comme Alain Dolium en Ile-de-France.
À la question d’un “espoir” de certains élus de gauche “d’avoir réduit un espace” au Mouvement Démocrate et ne pas avoir ainsi à travailler un jour avec les élus démocrates, François Bayrou a affirmé refuser ce “sectarisme” d’une certaine gauche.
Il a estimé entre autre que les difficultés que rencontraient les Français au quotidien, ainsi que l’élection de Nicolas Sarkozy en 2007 auraient pu “ouvrir l’esprit de certains” au sein de cette même gauche.
François Bayrou a ainsi conclu qu’il ne s’entendra pas avec ces élus d’une “gauche fermée et sectaire”, que ce soit au niveau national ou local comme dans les régions, ajoutant qu’il préfèrera un jour travailler avec des élus ouverts au rassemblement.
“Y’en a marre de tous ces politiques qui disent tout et le contraire de tout, tout le temps !”. Le propos, nerveux, ne vise personne en particulier. Mais manifestement, cette dame à la retraite, qui porte un panier lourd, ne veut plus entendre des mots insensés.
Je me dis : “essayons d’engager la conversation”. J’apprends qu’elle n’est pas si malheureuse, matériellement, mais que, selon elle, plus personne ne se parle correctement, personne ne s’écoute, dans les services publics, dans les commerces, dans les rues… Bon, elle exagère un peu, la dame. Je lui fais remarquer que les militants du MoDem que nous sommes, essaient de rester courtois et d’échanger des mots qui ont du sens, des projets qu’on peut élaborer ensemble parce qu’on peut les expliquer, au service du plus grand nombre.
Quelques minutes plus tard, après avoir passé en revue des sujets d’actualité, la dame résume notre échange, avec un sourire complice : “vous croyez pas que c’est la société de consommation qui nous rend fou ? Il faudrait peut-être comprendre, ça ! Que les électeurs ne sont pas des consommateurs”.
Au Mouvement démocrate, la phrase “placer l’humain au centre des projets” a du sens. La dame approuve.
Je ne sais pas si elle votera pour nous. Mais, en repartant, son panier avait l’air moins lourd.
Azouz Begag, chef de file du Mouvement Démocrate pour la région Rhône-Alpes, a reçu François Bayrou, mardi 9 mars.
Au sein d’une bibliothèque universitaire de Saint-Etienne, Azouz Begag a formulé la proposition d’une création “d’une banque régionale du tutorat”, dans le cadre d’une “formalisation régionale des solidarités” pour les 6 millions de Rhônalpins.
Interrogée par le site Internet du mensuel “Elle”, Marie Grafteaux-Paillard revient sur la nature de la campagne des élections régionales, une campagne marquée par une très faible représentation des femmes dans les partis politiques
Est-il plus difficile pour une femme d’entrer en politique que pour un homme ?
Oui. Personnellement, j’ai toujours voulu privilégier ma vie privée, mais la politique m’a toujours intéressée. Lorsque j’ai eu un peu plus de temps, je me suis engagée. Mais ce choix tardif complique l’insertion. À un moment donné, ça devient trop tard, mais les femmes ont généralement d’autres priorités avant. Si j’avais eu la possibilité d’avoir une vie familiale différente, je me serais engagée avant. C’est un effet ricochet : à cause de la société, de son fonctionnement, les hommes sont privilégiés, tandis que les femmes sont bloquées. Dans les pays nordiques, il existe des systèmes de garde d’enfants en entreprises, qui permettent aux femmes d’avoir un peu plus de temps libre, qu’elles peuvent utiliser pour se lancer en politique par exemple.
Pensez-vous que les quotas soient une bonne chose ?
En Champagne-Ardenne, je suis la seule femme tête de liste régionale, sur les huit partis qui se présentent. La parité existe dans la loi, mais pas dans le concret. La loi est appliquée de manière parfaite concernant l’alternance homme/femme dans la liste, mais concernant les chefs de file, c’est une autre histoire. Je trouve ça dommage de devoir en arriver là. Je ne réclame pas forcément du 50/50. Le problème est que si la répartition était naturelle, nous n’aurions pas à nous poser la question. Tant qu’on se la pose, c’est qu’on en a besoin. La France est un pays latin. L’Espagne et l’Italie sont dans une situation comparable à la nôtre. Quand on regarde les pays scandinaves, ça paraît plus naturel.
Avez-vous vous-même été victime de sexisme ou de misogynie durant votre carrière ?
Oui, même si je pense qu’avant de parler de misogynie et de sexisme, il y a aussi de la discrimination. Par exemple, je n’ai pas été invitée à certains débats. Hier, le Medef de l’Aube organisait une réunion sur la problématique de l’entreprise. Tous les autres partis, qui présentent des hommes, ont été conviés, sauf moi ! J’ai trouvé cela inadmissible et j’ai d’ailleurs écrit une lettre ouverte au président du Medef de Champagne-Ardenne.
Je trouve cela singulier de ne pas avoir invité de femme, c’est de mauvais augure concernant la place des femmes dans l’entreprise. Je sors à l’instant d’une usine, dans laquelle ne sont employés que des hommes. J’aurais pu, lors de ce débat parler de ce que peuvent faire les candidates femmes à la région pour aider les femmes.
Autre exemple, je tiens à garder mon double nom de femme et d’épouse, je ne veux pas tergiverser là-dessus. Un candidat d’Europe Ecologie, que je ne nommerais pas, m’a fait la remarque que c’était trop long.
Enfin, concernant la photo de famille des têtes de liste de régions, le photographe a bien insisté pour “mettre une femme en avant sur la photo, ça fera bien“.
Les régions peuvent soutenir le tissu associatif. Dans les territoires, plusieurs dizaines de milliers de bénévoles et de salariés du milieu associatif portent des projets utiles à la vie quotidienne et au développement régional. La Lorraine, par exemple, compte plus de 5.000 associations employeurs (et quelques dizaines de milliers d’associations reposent entièrement sur des bénévoles). Près de 65.000 personnes sont salariées dans les associations de la région lorraine. Cela représente 11% de l’emploi privé régional (chiffre supérieur à la moyenne nationale). Pour les bénévoles, qui donnent leur temps et leur argent, l’engagement est souvent mal reconnu.
SOUTENIR AVEC RIGUEUR
Le Mouvement démocrate propose que toute subvention du Conseil régional aux associations fasse l’objet d’un contrat de projet. Cela n’a jamais été fait. Le soutien aux associations est une compétence facultative de la région. Mais le Conseil régional peut - et doit - financer des projets utiles dans des domaines divers (services à la personne, formation, éducation citoyenne…). La transparence et l’efficacité de l’argent public sont en jeu. Le principe : l’argent est versé pour tout projet jugé digne d’intérêt et voté par la majorité régionale. La subvention, versée en toute confiance au départ, est rendue si le projet n’est pas mis en oeuvre. Cette méthode, qui s’applique au niveau européen, évite au maximum le clientélisme partisan et permet une “rigueur sereine” dans le soutien aux associations. Le contrat de projet permet de faire confiance aux compétences des associations.
Le soutien matériel doit être développé. La région est propriétaire de biens et de locaux qui peuvent être mis, plus souvent, à la disposition du tissu associatif, de façon gratuite.
RECONNAITRE LE PERSONNEL ASSOCIATIF
Le MoDem propose de reconnaître un “statut de bénévole”. Ce projet fait partie des mesures nationales du Mouvement. Mais il peut être défendu, dès maintenant, par les Régions. Le conseil régional peut, par exemple, offrir des formations adaptées aux bénévoles actifs des associations partenaires du développement local. La région peut aussi, grâce à l’autonomie des Universités, mettre en place une reconnaissance du bénévolat des étudiants dans le cadre de leur cursus. Le temps associatif pourrait entrer dans la validation de certains diplômes.
UN DIALOGUE DE PROXIMITE
La région peut mettre en place un “conseil régional des associations” (sur le modèle du Conseil économique et social) pour favoriser le dialogue territorial. La région doit fédérer les structures qui existent dans les communes et les départements. Objectif : éviter la multiplication des organismes qui font la même chose sur un même secteur géographique. Toujours le même souci de bien gérer l’argent public.
Yann Wehrling, chef de file régional du Mouvement Démocrate en Alsace, a débattu sur LCI lundi 8 mars avec les candidats des autres formations politiques.
Olivier HENNO et Frédéric LETURQUE s’indignent de la brutalité dont la direction a fait preuve ce matin, en refoulant les salariés de Total qui, angoissés quant à leur avenir, se sont rendus au siège de Total. Ils s’élèvent contre le mensonge réitéré de Total de garantir l’emploi sur place.
Alors que le Groupe Total enregistre des bénéfices records, la société a décidé de persévérer dans son choix de sacrifier les 370 salariés et 450 sous-traitants de la raffinerie des Flandres. Pour les candidats aux régionales, la décision de Total revient à sacrifier l’industrie Dunkerquoise au profit de la raffinerie du Havre. Il s’agit avant tout d’une décision de promotion du Grand Paris avec le développement de la Raffinerie du Havre au détriment des plus petits territoires pas riches.
Pour les têtes de liste « Votez juste pour le Nord-Pas de Calais », les promesses n’engagent que ceux qui les reçoivent. Dans le plan hypothétique et mal ficelé présenté par la Direction ce matin, seuls 225 des 820 salariés concernés auront l’assurance d’un avenir professionnel. Qu-en est-il de la situation personnelle des 595 salariés et sous-traitant de l’actuelle raffinerie ?
La création annoncée par Total d’une cinquantaine d’emplois liée à l’implantation d’un terminal méthanier par EDF est un mensonge inacceptable. La décision d’implanter un terminal méthanier sur le site du port de Dunkerque relève d’une décision de la direction d’EDF laquelle n’a toujours été prise à ce jour. Quand bien même cette décision serait prise, elle ne concernerait en rien la société TOTAL.
En conséquence, Olivier Henno et Frédéric Leturque demandent à l’ensemble des acteurs politiques de la région de s’unir pour défendre l’avenir industriel de notre région en maintenant sur le site de Dunkerque la Raffinerie des Flandres.
Retrouvez dans cette vidéo entiérement en breton, Louis Elegoët présenter ce qu’il attend d’un mouvement politique ainsi que Marie-Thérèse Penn pour présenter la position de Bretagne au Centre et du MoDem.
La liste Bretagne au Centre, soutenue par le MoDem et menée par Bruno Joncour, Isabelle Le Bal, Fabrice Loher et Grégoire Le Blond, est attachée au bilinguisme et aux langues régionales. Nous proposons un plan de reconquête de la langue bretonne et gallo en Bretagne avec la mise en valeur de cette compétence (prime aux pratiquants dans l’entreprise) et un plan pluriannuel en lien avec l’Office de la Langue Bretonne.
Lors du meeting de soutien à la liste régionale menée par Arnaud Lafon en Midi-Pyrénées, mardi 9 mars à Toulouse, François Bayrou a estimé que la campagne pour les élections régionales “ne parle pas des Régions”, ce qui explique selon lui le fort taux d’abstention attendu pour les deux tours des 14 et 21 mars.
“Je suis frappé de cette campagne où l’on ne parle pas des Régions et de ce qu’elle peuvent faire pour aider les gens dans leur vie”, que ce soit pour l’université, les entreprises…, a-t-il déclaré devant la presse avant de prononcer un discours devant environ 500 militants.
“On parle de sondages, d’attaques, de mises en cause”, a regretté François Bayrou, ajoutant que “selon nous, les Régions peuvent faire davantage pour la vie des gens”.
“La réaction des gens est très anti-politique, a-t-il encore jugé, car ils ont le sentiment que la politique s’occupe de sujets qui ne les concerne pas”. “Les gens demandent des actes, et les politiques en sont loin, (…) ce rejet est un rejet des promesses faciles et de la distance entre promesses et réalités”, a conclu François Bayrou.
François Bayrou était l’invité de Jean-Jacques Bourdin, mercredi 10 mars. Interrogé par Jean-Jacques Bourdin sur le programme du Mouvement Démocrate pour les régions, François Bayrou a ainsi relayé des propositions aussi bien pour la création d’emplois, le soutien aux jeunes entreprises, ou encore l’orientation des lycéens.
François Bayrou a d’abord appelé à la construction de majorité régionales allant au-delà des blocs droite/gauche. Il a aussi refusé qu’on nationalise les élections régionales.
Le président du Mouvement Démocrate a ainsi souligné le besoin d’autonomie des régions et la sauvegarde de la clause de compétences en faveur de celles-ci. Il a appelé à mettre fin à cette volonté du pouvoir de “restreindre les pouvoirs et les moyens des régions pour que l’Etat prenne une place encore plus grande”.
François Bayrou a aussi démenti l’avertissement de l’UMP qui laisserait augurer d’une hausse des impôts dans les régions si les socialistes étaient réélus : “L’UMP vient de supprimer aux régions la possibilité de fixer elles-mêmes leurs propres impôts”, a-t-il affirmé, ajoutant que les régions “n’étant plus maîtresse de leurs ressources, c’est l’Etat qui leur versera l’argent”. “Cela n’est pas une bonne chose pour le décentralisateur !”, a rappelé François Bayrou. Il a également appelé à ce “qu’on dépense moins, mais mieux”, sans augmenter les impôts.
Sur la réforme des collectivités locales, François Bayrou a précisé qu’il a été le premier à proposer qu’on rapproche les départements et les régions, notamment pour mettre fin à des incohérences comme la division des compétences entre les collèges pour les départements et les lycées pour les régions. François Bayrou soutiendra cette réforme à deux conditions : “une loi électorale juste” pour que les minorités y soient représentées et éviter que des “potentats locaux gouvernent tout”, et que “les régions aient la liberté d’agir dans les domaines qui les intéresseraient”, cela face aux mesures centralisatrices du pouvoir.
Sur les propositions concrètes du Mouvement Démocrate en faveur des régions, François Bayrou a rappelé qu’à la différence du vote écologiste qui met l’environnement au premier plan, le Mouvement Démocrate met en avant “l’emploi, l’école, la recréation d’un tissu d’entreprises pour la France, la santé, qui sont à mettre eu même plan que la défense nécessaire de l’environnement”.
En matière d’emploi, le Mouvement Démocrate propose deux choses : l’emploi doit être créé avant tout par les entreprises, selon François Bayrou. À ce titre, “les TPE/PME, les artisans, les commerçants, ont du mal à trouver une oreille attentive auprès des banquiers”, et face à cela, le Mouvement Démocrate propose “un fond de caution” pour que “les petits entrepreneurs ne soient dépourvus en allant voir leur banquier”. François Bayrou a aussi souligné la crainte des entreprises à créer de l’emploi, si elles viennent à connaître des difficultés dans leurs deux premières années ; reprenant la proposition d’Alain Dolium, chef de file régional du Mouvement Démocrate pour ‘lIle-de-France, il a ainsi proposé que “les charges sociales soient prises par la région”, afin d’aider ces mêmes entreprises dont les dossiers sont sérieux. “C’est un effet de levier : avec peu d’argent, vous pouvez créer beaucoup d’emplois”, a-t-il ajouté.
Les régions doivent aussi s’occuper des lycéens, pour François Bayrou. La première inégalité scolaire étant l’orientation, “la région devrait s’occuper de l’orientation d’un bout à l’autre de la vie scolaire”, et qu’elle propose “des stages” à ces mêmes lycéens. François Bayrou a aussi évoqué la proposition de “bourses solides” pour les étudiants, afin ceux-ci puissent assurer des permanences de surveillance auprès des lycéens”. C’est une “humanisation des études”, notamment avec la possibilité pour les étudiants de trouver un moment le soir pour leurs études dans les bibliothèques universitaires.
Sur le tracé des lignes grande vitesse (LGV) en province, François Bayrou y est favorable à condition que l’on épargne et “que l’on contourne des paysages et des tracés assez sensibles”. François Bayrou reprend ainsi la proposition de Jean Lassalle, chef de file régional du Mouvement Démocrate pour l’Aquitaine, qui est “de mettre en place une grande institution qui, plusieurs années à l’avance, organisera des débats publics sur les grands équipements” que l’on veut faire. “Au lieu d’avoir un projet imposé d’en haut et centralisé avec des éruptions”, cette institution permettra de “préparer les choses à l’avance, avec des gens qui expliqueront les avantages et les inconvénients à la population suffisamment à l’avance pour que les sujets soient moins brûlants qu’ils ne le sont à l’heure actuelle”.
Parti du constat que 25 millions d’euros étaient consacrés à la communication de la Région depuis 6 ans, et que la plupart des citoyens ne connaissait rien du fonctionnement de cette institution… L’envie d’une campagne décalée est née! Partir à la rencontre des électeurs, et des électrices : et leur expliquer ce à quoi ils peuvent prétendre…Ce à quoi ils ont droit!
Voici l’histoire de “CE TABOURET” (qui, il est vrai, ressemble plus à un marche pied, mais qu’importe):
Il est en bon état.
Il a coûté environ 9 euros ( le ticket de caisse sera donné)
Il est dédicacé par François Bayrou et Azouz Begag
“La philosophie du tabouret, c’est celle de l’homme politique qui prend des risques et qui va rencontrer les gens dans l’agora. Il me semble que c’est là le secret d’un retour de confiance des citoyens en leurs élus. Ils sont tellement déçus de la politique ! Ils n’y croient plus. La fuite des militants de tous les partis est tellement visible !
Nous sommes en pleine crise du militantisme d’antan. Le tabouret était ma modeste contribution à un renouveau du rapport citoyen-élu. Prendre le risque d’être insulté, caillassé, entarté, tomaté, oeuf-é par ceux-là même qui ne croient plus aux sornettes : c’est l’enjeu de la nouvelle démocratie participative.
Nous finirons l’histoire de ce tabouret avec F.Bayrou la semaine avant l’élection, à Saint-Etienne. Nous le mettrons en vente sur e-bay. L’argent sera envoyé à la promotion de la connaissance du conseil régional : donc, il nous faut récolter un pactole !
Pascal Monier, chef de file régional du Mouvement Démocrate en Poitou-Charentes, a accueilli François Bayrou ce lundi.
Face à la récente tempête qui a ravagé l’ouest du pays, Pascal Monier propose un véritable parlement et une démocratie consacré à l’environnement, afin de trouver une concertation face aux aléas climatiques et à leurs conséquences.
La conservation des paysages régionaux n’est pas qu’un problème culturel ou affectif. C’est aussi une thématique qui sera bientôt incontournable en matière de développement des territoires ruraux.
Le paysage n’est pas qu’un objet agréable à l’œil; il a aussi une fonction.
Arranger le paysage sert avant tout à améliorer les ressources locales. Les rangées d’arbres pour couper le vent; les collines transformées pour améliorer leur pente; les haies, les forêts, les bois et les champs, tous les paysages que nous connaissons en Europe, sauf en haute montagne, ont été modelés par l’homme, depuis le néolithique au moins. La forêt qui couvrait la quasi totalité de la surface de l’Europe a été en grande partie défrichée, d’abord pour cultiver les terrains libérés, puis pour l’exploitation du bois proprement dite. Les replantages dûs à l’homme en ont modifié la composition. Si les essences dominantes (hêtres, chênes, résineux, saules) ont pour la plupart peu changé depuis des siècles, certaines forêts sont entièrement artificielles. Les rangées d’arbres hauts et droits servent à couper le vent. Les haies retiennent les eaux pluviales et évitent le lessivement des sols; elles limitent aussi les effets des vents dominants. Les digues et les canaux permettent de contrôler les eaux. Et ainsi de suite. Le paysage est en perpétuel changement, selon les besoins.
Or, depuis les remembrements des années 60, l’agriculture intensive, et la densification urbaine, ces paysages façonnés par l’homme disparaissent peu à peu, et surtout ils se banalisent.
Aujourd’hui, toute surface doit être utile en terme économique. L’agriculture intensive a décuplé la taille des parcelles, faisant disparaître les éléments naturels qui formaient autrefois limites, rangées d’arbres, plesses, haies, bois, bornages. Il n’y a plus de place pour ces usages communautaires que la collectivité entretenait autrefois, et que les individus ne peuvent préserver seuls. On peut mesurer chaque jour la perte de ce rôle par la force du vent, qui augmente car il n’est plus arrêté, et par le ruissellement, qui empêche l’eau de pluie de pénétrer dans les sols et de remplir les nappes phréatiques. Et ce ne sont pas les seuls effets.
Entre le massif vosgien et ses contreforts, le plateau et ses entailles, la plaine de Woëvre et le pays des étangs, le Warndt, les vallées fluviales et les côtes, mais aussi entre territoires industriels et ruraux, zones urbaines, et une abondante couverture forestière qui ouvre de larges perspectives de ressources. Le MoDem en Lorraine centre son programme de développement économique sur l’industrie du bois et l’usage de la forêt, qui est à l’origine de presque toutes les spécificités de l’industrie lorraine, que ce soient les mines et la sidérurgie, gourmandes en énergie, l’industrie du verre, née dans la forêt de Portieux, le papier, l’industrie du meuble, et même le textile, doit être remis en valeur. Le développement d’une véritable filière économique, complète, planifiée, couplée à un usage raisonné de la ressource, permettrait de plus de rendre une meilleure qualité à des paysages dégradés par les tempêtes et un entretien insuffisant. Dans le cas de la forêt, la Lorraine est confrontée aussi à un problème de distribution entre espaces collectifs et privés, car les forêts domaniales y sont particulièrement nombreuses, et les enclaves privées aussi. Il faut privilégier le développement d’une gestion combinée entre les deux.
Dans les autres régions, les exemples ne manquent pas.
Que ce soit en Camargue (eutrophisation des étangs, poussée industrielle non contrôlée en bordure, décharges à ciel ouvert), dans le Nord, qui a imaginé des solutions originales pour la réhabilitation des terrils, toutes les régions de montagne qui doivent composer avec les équipements de sports d’hiver, la question des paysages et de ce qu’on en fait se pose partout en France. Tous les littoraux, en ce mois de février 2010, réalisent, avec la tragédie de la tempête Xynthia qui a frappé la Charente Maritime et la Vendée, à quel point ils sont un paysage fragile et en perpétuelle évolution, dont l’entretien est primordial.
Mais ce n’est pas d’un conservatoire ou d’un musée que les paysages ont besoin, c’est de la redéfinition de leur usage dans la vie rurale, la reconnaissance de leur rôle dans l’équilibre écologique, et de politiques volontaires pour imaginer puis remettre en œuvre une gestion collective.
La gestion des constructions doit en être également.Elle doit elle aussi se rapprocher d’un échelon régional, et ne plus être l’apanage des seules mairies. On a vu ça et là ce que peut produire la concurrence territoriale entre communes, et l’intéressement financier par le biais du versement des impôts locaux. Une gestion à plus grande échelle, permettant également de mieux répartir les infrastructures, la vie économique, les échanges et les risques, doit naître.
L’Etat, trop lointain, ne peut s’y intéresser.C’est la région sans aucun doute qui est à la bonne distance pour préserver à la fois un élément important d’identité et une priorité écologique. Les agences ad hoc existent presque partout; il faut leur donner les moyens de ces ambitions, ainsi qu’une feuille de route et un schéma directeur clairs, car ce sont des actions à longue vue qui doivent être anticipées, puis suivies.
François Bayrou et Marie Grafteaux-Paillard dans l'Aube
Vendredi 5 mars, François Bayrou était en déplacement en Champagne Ardenne.
Accompagné de Marie Grafteaux-Paillard, chef de file régional du Mouvement Démocrate, il a réaffirmé que le Mouvement Démocrate a fait “le pari de présenter aux électeurs des candidats qui ont la même expérience de vie qu’eux”.
En appelant à un développement massif du nucléaire civil, Nicolas Sarkozy tente de sauver une industrie française en perte de vitesse.
Or le virage qu’il faut prendre est bien plus celui des énergies renouvelables et de l’efficacité d’énergie.
Nous sommes en train de rater le train industriel du renouvelable que d’autres pays investissent avec intelligence car ils anticipent les véritables marchés de demain.