Compte Rendu de l’Université de Rentrée d’Eté
La Grande Motte
Samedi 5 Septembre 2009
« Des bruits et des faits »
Il fallait être à la Grande Motte pour entendre un message clair, compréhensible par tous, de notre Université de Rentrée.
Après les interventions de grande qualité, des personnalités invitées, François BAYROU a tenu à nous rassurer sur ce qui avait été dit dans les journaux. Au-delà des problèmes de société qui sont de plus en plus sensibles, comme la taxe carbone ou l’indépendance de la justice, et sur lesquels il s’est exprimé, il est revenu sur ce qui lui semblait être le « buzz » de la vie politique nationale depuis quelques jours.
A la question « Êtes-vous de gauche ? » la réponse est sans appel : « Nous sommes des centristes progressistes. »
A la question « Ferez-vous des alliances ? » la réponse est oui, nous pouvons le faire avec ceux qui ne sont pas sectaire, et qui veulent travailler à une alternance au pouvoir en place.
A la question « Etes-vous prêt à tout pour être candidat aux prochaines élections présidentielles ? » la réponse est non, nous ne perdrons pas notre âme avec des personnes avec lesquelles nous n’avons rien à faire.
Sa proposition est de bâtir un programme sur des bases de discussions pour enrichir le débat mais surtout pour que la confrontation des idées apporte des moyens de comprendre aux citoyens à qui on ne présente souvent que les décisions sans jamais parler des enjeux.
Faire un projet de société pour et avec les individus qui composent cette société était la démarche proposée.
Au-delà de la politique Française, François BAYROU veut identifier notre courant politique comme un « Mouvement porteur d’Espoir », le rapprochant des autres mouvements démocrates dans le monde, qui sont parfois au pouvoir comme aux Etats-Unis ou au Japon. Et de repositionner le Modem au centre, avec un dynamisme intellectuel et militant qui en fait naturellement le premier adversaire des conservateurs et sectaires de tout bord.
En ce qui concerne les stratégies plus locales, comme les élections régionales de 2010 le réclament, un congrès à Aras en Décembre donnera les grandes orientations pour ne parler que d’une seule voix et ne pas connaître les dérapages des Municipales de 2008.
Un discours qui semblait emporter l’approbation du public, et qui clarifiait une situation que de nombreux journalistes avaient rendu « bourbeuse ».
La ligne d’indépendance reste sans nulle doute la marque de fabrique du Modem, à laquelle la grande majorité des adhérents a souhaité, ce week-end, rester fidèle.
Nathalie Bicais





