SRU

Notre projet alternatif pour Toulon : le logement social


LOGEMENT SOCIAL : C’est le POINT NOIR social et économique.

Nous estimons la nécessité en construction de logement social à 3000 en première urgence sur la seule commune de Toulon.
Il semble que plus de 8000 demandes existent.
Certes des obstacles existent tant sur le plan foncier, financiers que psychologiques et historiques mais il nous semble que le principal est le manque de volonté politique.
Nous notons que la ville de Toulon reste au fil des 11 dernières années  largement mal classée parmi les villes de même taille notamment dans les différents rapports de la Fondation Abbé Pierre depuis plusieurs années.

Evolution 2010 :

L’évolution immobilière sur Toulon en 2010 montre que le prix du logement neuf gagne 9,9% tandis que le marché des maisons anciennes connaît une hausse de 11,9%.

Evolution 2011 :

Toulon reste un mauvais élève des villes de plus de 50 000 hab.

1- SAINT-MAUR-DES-FOSSÉS 94 73069 6,5 158 10 % 5 %

2 - NEUILLY-SUR-SEINE 92 59848 3,6 479 23 % 10 %

3 - HYERES 83 51417 11,7 293 37 % 19 %

4 - TOULON 83
Nb D’hab. 160639
Taux De logements sociaux14,3%
Nb logements financés entre 2002 et 2009 = 856 logements
Taux de réalisation entre 2002 et 2009 41 %
Taux de réalisation des objectifshors Pls (2002-2009) 22 %

5 - NICE 6 342738 11,5 3256 50 % 34 %

 

Une controverse sans lendemain ?

Nous notons que ces chiffres ont été contestés par la Mairie de Toulon dans un sens plus positif en termes de résultats. Une communication a été lancée tout azimuts, largement reprise par les médias pour dire que ces chiffres étaient erronésMais plus rien par la suite.

Nous avons donc fait ce que tous les acteurs de ce dossier auraient du faire  et  nous avons  questionné la Fondation.
Nous avons eut réponse officielle en Aout  de la part de la Fondation Abbé Pierre sur une correction de ces chiffres, il s’avère donc que :

- Sur le nombre de logements sociaux réellement réalisés

  1. L’étude de la Fondation portes sur les périodes 2002 à 2009 (8ans)  et que la Mairie de Toulon a communiqué sur des réalisations de 2010 année exclue de l’étude (mais qui seront pris en compte l’année prochaine
  2. Que la Fondation n’a pas été destinataire du double du courrier du Préfet
  3. Que les chiffres de  l’étude  reste tout-à-fait vérifiés et confirme donc le mauvais classement de Toulon

- Sur les 20% prévu par la Loi SRU

Les 15% allégué par la Mairie  porte en réalité sur l’exonération possible des prélèvements financiers pour les  communes bénéficiant de la Dotation de Solidarité Urbaine (DSU) et atteignant 15% de logement sociaux. Il s’agit donc d’une nouvelle « erreur » de la Mairie

La loi SRU prévoit bel et bien une obligation de rattrapage et un objectif de 20%.

 

Nous proposons :

  • De faire de la question du logement social un axe  prioritaire dans les choix de gestion de notre ville.
  • D’activer la mise en chantier de 1000 logements sociaux nouveaux par an sur 3 ans, c'est-à-dire en plus des différents plans actuels existants.
  • D’arrêter « l’effet ghetto » : les créations de logements sociaux doivent se diversifier et explorer de nouvelles pistes. En particulier nous sommes partisans d’une « mixité invisible » : îlots dispersés, 1 unité à vocation sociale obligatoire pour 10 unités de constructions…
  • Les conditions d’attribution et de maintien dans les logements sociaux doivent être fixées, unifiées et surtout  respectées.
  • Nous voulons des sanctions voire l’exclusion si récidives  de tous les fauteurs de troubles des logements sociaux dont l’attribution donne des droits mais selon nous des devoirs.
  • Nous souhaitons la mise en place d’une liste d’attente unique et surtout transparente pour l’attribution des logements libres.
  • Nous voulons augmenter la taxe de « vacance » pour favoriser la rénovation et la réorientation sociale des appartements insalubres ou indignes.
  • Nous souhaitons favoriser les mécanismes de sortie du logement social soit par des « logements semi sociaux » ou par des « aides à l’acquisition »  en particuliers pour ceux qui ne remplissent plus les critères de maintient en logement social.